Saint-Jeoire

Je découvris assez tard la vaste maison de ma grand-mère paternelle. Un maelstrom familial, remuant furieusement la tourbe de maux sociétaux modernes, m’avait tenu à l’écart du creuset originel. C’était autre chose qu’un appartement exigu de banlieue grise. Établie sur les fondations d’une vieille grange bourrée de vaches et de foin, la grosse baraque savoyarde prit son allure contemporaine sous la supervision financière de mon grand-père drômois, heureux pharmacien.

Du bas de mes vertes années, je profitais d’un domaine assez vaste pour mes entreprises imaginatives. Toutes les occasions étaient bonnes : On allait à Saint-Jeoire, point barre. Là-bas, tout dépendait du climat. Chaque activité était dictée par l’impétueuse météo. Personne n’envisageait de promenades d’altitude sous les hospices nuageux et menaçants. On tapait alors la belote, le rami-voleur ou parfois le tarot. On flambait les bûches, comptait les gouttes s’écrasant dans la piscine condamnée par les intempéries. Vaincus par le ciel uniformément gris et incontinent, on s’avachissait devant la télé. D’aucuns hurlaient des réponses devant « Questions pour un champion » ; je m’efforçais de ne pas lire l’indice visuel !… Puis le journal télévisé France 3 local. Des histoires de vaches, de tour de France et de reblochon. Guère plus. Les soirées fusaient en un repas, une nouvelle belote ; puis ma grand-mère nous gratifiait d’un « Bonsoir ! Bonne nuit ! » implacable. Elle gravissait l’escalier de bois et s’enfermait dans ses appartements du premier étage. Je pionçais en dessous, au rez-de-chaussée. Je refermais mes volets au plus vite. Je m’inventais des frousses qui ne m’ont jamais terrifié. Le noir inquiétant de la campagne, même éclairé d’un vieux lampadaire au fil pendant, enfantait des voleurs et des assassins pernicieux. Je ne doutais pas que nos puissants volets et barreaux les tiendraient en respect… Je m’empressais d’autant plus de verrouiller ma fenêtre !… Je scrutais les murs couverts d’une vieille tapisserie garnie d’abeilles mérovingiennes. Mon papi était napoléonien ! Vous comprenez ?… Au-dessus de mon lit, le fameux sacre par David, où Nap’ se couronne lui-même. Truculent. Je ris longtemps de la face désabusée de Pie VII… Reprenons : les murs ! J’y vérifiais l’absence d’araignées ou d’autres bestioles peu amicales. Je ne faisais pas dans la dentelle en cas de rencontre nocturne : Araignée du soir, espoir… Mais écrasée, c’est mieux. Un coup de pantoufle et bonne nuit. J’appris à mes dépends que l’intégrité artistique de cette tapisserie n’admettait pas de traces de tatanes et de jus d’arachnides. C’était comme ça, je ne mouftais pas. J’en prenais bonne note.

À propos de l’empereur corse, je pouvais distraire les après-midis pluvieux dans le bureau de mon papy. Intégral napoléonien. De la moquette au plafond. La seule variation autorisée, c’était les mémoires de De Gaulle ou une histoire du monde en quarante tomes. Tout ce gigantisme impérial, ça me séduisit ! Comprenez bien : Je n’avais pas encore rincé Age of Empires II. Alors découvrir Iéna, Austerlitz, la bataille des Pyramides ou encore les charges de Friedland… J’en étais ébouriffé ! Je développais une passion vorace pour les cuirassiers et les chasseurs à cheval de la garde impériale… Rien que ça ! Avec leur moustache et leur casquette durcie. J’en dessinais de partout. Je progressais. On passa de chevaux ressemblant vaguement à de curieux dromadaires, montés de butors difformes, à de grandioses cavaliers décimant les rangs prussiens ou russes. Mon grand-père salua mon enthousiasme bonapartiste en me gratifiant d’une petite histoire de France de Bainville, qui n’avait d’ailleurs rien d’un nostalgique de l’empire. Avec illustrations !

Pour profiter de l’intégralité de la maison, rien de tel qu’un bon cache-cache !… On explorait la dizaine de chambres, les salles de bains, le grenier, le dortoir. Ma sœur, plus petite, développa une acuité élevée pour me trouver et osa des cachettes insoupçonnables. La peur d’être découverte la fit se ranger dans un grand tiroir… Ce fut à la force de ses petits bras qu’elle s’enferma donc dans une commode. Malheureusement, elle n’avait pas encore acquis mon flegme silencieux et patient. Ce furent ses couinements hilares qui la révélèrent. Je furetais dans la chambre jaune quand je l’entendis pouffer depuis sa planque improbable. Pour ma part, j’avais une fois eu l’idée lumineuse de me calfeutrer dans un banc aux armoiries bretonnes. Dans les minutes imparties par le décompte enfantin, je m’étais plié dans les couvertures casées dans le meuble. Il fallut de longues minutes à mes sœurs et cousins pour oser l’ouverture de malle… Leur coup d’œil peu attentif ne remarqua aucun indice de mon souffle coupé… Ils repartirent en courant, me laissant seul, nez-à-nez avec ces plaids poussiéreux et ma terrible envie d’uriner qui frappait aux portes de ma vessie…

Les soirs s’achevaient autour de la cheminée, hormis quelques semaines caniculaires. Le foyer brûlant asséchait l’atmosphère crue  de la maison refroidie par ses épais murs isolants. J’appris à déclencher et à entretenir les flammes. On aimait balancer des guinguenotes en guise de ligots. Ma grand-mère appelait ainsi les pommes de pin… Aucun dictionnaire  pour confirmer cette nomenclature !… Je contemplais le feu avec un respect attentif ; la danse des morsures sur le bois ; le gradient sinueux des jaunes et rouges… Les braises chauffaient mon visage, rougissaient les bûches et ma peau. Et s’élevait cette senteur enivrante, celle de la pyrolyse d’écorce, de la combustion lente… Quand tout le monde était couché, ne restaient que les braises ardentes, agonisant dans la cendre. On ouvrait la vitre… La chaleur était intense, mordante.

Enfin une éclaircie !… Les adultes devenaient pénibles. C’était inévitable. Il fallait sortir ! Signifier que le jardin était splendide. Un instant quand même ! Y a Chuck Norris à la télé !… Eh oui… Fort embêtés par les repas à rallonge, on s’emmurait dans la bibliothèque. Ma sœur et moi goûtions avec délectation les ralentis absurdes habillant des combats homériques. La maréchaussée parentale nous délogeait au motif d’un profit solaire… Soit.

Le football sur champ de pissenlits me distrayait fréquemment. Mon père tirait parfois des pénaltys. Je ne rechignais devant aucun plongeon… J’en revenais vert et marron de fatigue. Entre deux bâtons de skis, j’étalais tout mon long raccourci pour dévier les pointus fourbes de mon géniteur… Le tableau ne serait pas complet sans une anecdote piquante : un tir paternel s’égara dans le magnolia gardant le portail… Moquant ce raté honteux, je me précipitai dans le feuillage pour extraire le ballon. Je vis trente-six chandelles lorsqu’une infecte guêpe se permit de me chasser de son territoire. Elle me piqua à la paupière inférieure. Je battis en retraite. Une vraie débâcle. J’étais minable, sonné et surpris. Ma mère médecin daigna me donner une concoction afin de calmer mon chagrin vexé. D’ordinaire ses prescriptions se limitaient à un doliprane…

Ma sœur et moi ne nous contentions pas de pousser le ballon rond toutes nos vacances… Elle manquait particulièrement d’adresse dans ce sport. J’en fulminais. Pour la distraire, j’inventais une myriade d’excipients, au détriment de l’outillage de la maisonnée… En effet, pour jouer au Quidditch, il fallait bien ajuster les balais de la pièce de jardin ! Et démonter les rares vieux tonneaux pour extraire des cerceaux convenables ! Enfin !… Ou encore, pour défendre le gouffre de Helm, il nous fallait forger épée et flèches ; confectionner boucliers et arcs !… Mais peu satisfaits de voir les ustensiles pratiques se faire scier et assembler à d’autres fins plus sympathiques, les grandes personnes exigeaient la cessation de tels forfaits… Allez comprendre…

La riche maison de bourgeois ruraux nous proposait un autre exutoire : la piscine. Elle prolongeait la terrasse, devant la cuisine rarement fermée en ces journées baignées de chaleur solaire. Ma sœur et moi nous chamaillions dans le bassin chloré. Les grandes personnes affairées à leur sieste nous sermonnaient fréquemment dans l’intention d’abaisser nos décibels éclaboussés. Je sortais toujours le premier, transi par le froid, les lèvres violacées… Ma minceur lipidique offrait un bouclier trop mince contre la fraîcheur aqueuse. L’intensité des transferts thermiques devenaient houleuse. Je me séchais, flemmant comme un crocodile, sur les dalles cramées par les coups de soleil. Ma serviette fumait. Je renaissais ; mes muscles se détendaient, ivresse stellaire. Assis ou allongé sur ma carpette, j’attendais l’évaporation des dernières gouttes en contemplant le Môle ; il n’y avait que ça à apprécier d’ailleurs. Il barrait tout l’horizon méridional de la baraque. On avait une vue imprenable, comme dirait un agent immobilier… Malheureusement nous ne profitions pas de la cime de cette montagne dominant et séparant les villages éparpillés sur ses contreforts ; Saint-Jeoire s’était fixé sur la vallée du Giffre, un ruisseau agité au printemps. Il était de coutume d’aller s’y ébattre, de gravir un bon millier de mètres pour apprécier la révolution d’un panorama enchanteur. La balade démarrait dans les bois ombragés et humides. Les feuillus cédaient la place aux fiers épicéas. Un alpage sympathique était posé au petit-Môle ; des vaches ruminaient le paysage grandiose… La vue dégringolait dans les vallées minuscules, s’amusait des maisons rabougries. On discernait un clocher, l’autoroute du Mont-Blanc, l’Arve… Les Aravis décharnés et enneigés déchiraient les cieux, découpaient des cumulus agglutinés… La pointe percée avait souvent la tête dans les nuages. Pour admirer la familière chaîne du Mont-Blanc, mieux valait achever l’ascension de notre Mont. Son cône chauve, vaste pelouse de chardons, s’offrait au prix d’une grimpette vigoureuse requérant un peu d’endurance. Essoufflés, vidés mais emplis d’une joie endorphinée, nous comptions finalement les sommets dominant notre beau département : l’inévitable Mont-Blanc trônait dans la clarté translucide de ses cieux tutoyées ; j’aimais avidement l’Aiguille du Midi et sa pointe austère, sa menaçante domination de la vallée de Chamonix ; le vieux Buet bossu et noir, taché de neige, rendait prolixe mon père ; les Drus, tourelles gardant la Mer de glace, auguraient de dangereuse falaise ; et l’Aiguille Verte se pâmait ; son allure miroitante éclairait son appellation énigmatique…

Quelques fois, on dut battre en retraite rapidement, débordés sur nos flancs occidentaux, par des nuées noirâtres n’augurant que de funestes tempêtes. On dévalait les lacets. Une vieille intuition gauloise recommandait de se terrer sous le pavois de la demeure solide pour échapper aux foudres de l’orage… Arrivé au bercail de mes aïeux, je m’éclipsais. Ma grand-mère emmurait sa trouille en condamnant toutes les fenêtres et autres portes. Les premiers grondements roulaient. Le vent secouait les peupliers comme des pruniers, eux-mêmes occupés à bombarder de leurs fruits les dernières guêpes batifolant. Je me perchais discrètement dans la bibliothèque, sise à l’étage. J’entrouvrais une des fortifications de ma Mamie et me glissais dans l’embrasure. Le Môle avait disparu. Nous étions seuls au monde. Les cataractes pluvieuses faisaient onduler la pelouse. Un brouillard apocalyptique barrait toutes les perspectives. Il faisait nuit, sans lampadaire. C’était beau et violent. Les éclairs crépitaient dans les gaz entassés. Parfois la foudre sciait le plafond et tapait le sol, comme si le ciel amusé taquinait sa sœur d’une piqûre.Explosion sonore ! La lascive grognait dans un hurlement sec… J’étais repu de batailles météorologiques. Je descendais dans le salon. Il y régnait une torpeur hivernale.

Ah ! L’hiver… Encore une saison à décortiquer : Saint-Jeoire se couvrait inévitablement de son drap de soie crémeuse. Restait à identifier la période la plus propice aux festivités sportives. L’incroyable réchauffement climatique au dioxyde de carbone n’avait pas encore réussi à déloger la poudre isolante de cette vallée. On observa quelques fluctuations dont les plus vieux ne s’affolaient jamais. Quand les flocons tombaient et collaient, on entreprenait dare-dare des bonshommes de neige presque toujours ratés. On roulait notre boule, apprentis Sisyphe, qui se riait de nous et explosait. On tenta un igloo… Ses proportions titanesques en apparence n’offraient de gîte qu’à un nourrisson… Encore un cinglant échec. Je me satisfis donc d’occupations plus utiles. Mon grand plaisir viril était de participer au déneigement de la cour supérieure ou du garage. Avec ma pelle plus grande que moi, j’écopais et entassais des litres de poudre. Je retirais des couches de doudounes et de pulls. Ma mère s’inquiétait évidemment de me voir mourir de froid alors que je crevais de chaud !… Une fois nos chemins dégagés, on s’armait pour le ski… Mais ce sera le sujet d’une autre escapade dans ma mémoire géographique.

Le plus enivrant, c’était le calme ouaté qui tombait avec le parmesan laiteux. Le village s’éteignait. Seules quelques voitures courageuses, un dernier chasse-neige, osaient encore les incursions boueuses… Le silence tombait. Pourtant on croyait entendre chuter les flocons. La nuit jaunissait ; les lampadaires luisaient sur le manteau immaculé. Désobéissant, je scrutais l’ensevelissement depuis ma fenêtre. Une douceur sèche et froide auréolait l’univers en suspens. De nombreux coups au campanile… Bien seul dans les ténèbres blanchies… J’allais dormir.

Cette base vacancière n’était pas abandonnée pendant les mortes saisons. L’automne divulguait son chromatisme crépusculaire et le printemps s’habillait d’une floraison guillerette. Mais les intempéries s’étalaient souvent, en un interminable rideau grisâtre. Le crachin sournois arrosait toute la contrée, lavant uniformément champs, forêts et villages. Le moral en pâtissait. Pour se distraire, on s’enhardissait dans le village. Il y avait l’église, pas trop moche, d’un néo-gothique lombard assez discret venant réparer les affres subies pendant l’occupation révolutionnaire… Le vieux clocher tenait le choc. J’aimais son allure moyenâgeuse, crénelée. C’était un mât sonore et rassurant dans cette vallée humide. De vieux prêtres sourds et chantant faux se succédaient… L’église était à moitié pleine de vieux croulants. À Noël, les familles grossissaient les rangs. Je vénérais timidement la statue de Jeanne : elle avait bouté les Anglais hors de France !

Ma grand-mère pestait fréquemment contre la maltraitance indigne dont souffrait le monument aux morts de la commune. Il était cerné de bagnoles. Un parking très resserré avait été établi sur la place du village. Sordide couloir à voitures, où un bar PMU affrontait le bureau de tabac… Derniers commerces du village. Le boucher avait baissé les bras. Restaient encore un boulanger, une pharmacie. Des guichets de banque avaient fleuri. Une petite pizzeria accueillait des poivrots patibulaires qui engloutissaient des Heineken en bouteille, tout en discutant d’absurdités avec le patron. Ces pizzas étaient assez mauvaises. On s’en contentait deux trois fois par an… Des soirs d’aphonie culinaire. Il fallait se coltiner la livraison pour les adultes fainéants… Sordide.

Pour ébaubir la population savoyarde, on embellit Saint-Jeoire d’un Supermarché, bien vissé sur son vaisseau de béton. Station essence, tout le toutim pour détruire une communauté. On y ajouterait même un Netto, dépotoir pour pauvres, où ils cueillent dans cette corne d’abondance crasseuse et bon marché, des mets savoureux… Aujourd’hui, il ne reste presque rien… Le restaurant du bas de la rue s’évertue à embellir sa carte. Adieu côte de bœuf saupoudrée de minuscules frites ultra grasses ; Ciao ! civet… Bonjour, les salades de pommes et de céleri, la tranche de faux-filet trop cuite… Un kebab a poussé parce que deux familles magrébines ont échoué trop loin d’Annemasse, cette infâme banlieue de Genève… On n’y voit, bien évidemment, jamais un client et la devanture est fréquemment rénovée, renommée. « Le Kebab du Môle », « Kebab de la vieille route », « Super Kebab savoyard »… Ces tentatives désespérées d’assimilation des mahométans laissent de marbre leurs voisins de l’HLM pondu dans le centre. Un complexe bigarré, d’une incongruité architecturale confondante, côtoyant de grosses baraques centenaires, fut érigé en guise de crachat moderne et social… L’ennui règne.

Heureusement, nous n’y restons qu’un temps. Toujours déterminé. On compte les heures, on sent les minutes s’égrener. C’est un délice rural. La saveur campagnarde de rester river au temps. Elle insupporte le Bourgeois qui y passe ses vacances, qui ne fait que transporter la ville à la campagne sous son séant. Un frère implora ma mémé de s’abonner à internet ! On se fâche, on s’agite comme s’il y avait un métro à rater ou des bouchons sur la voie… Qu’il est triste de sentir les hommes si imperméables à leur environnement.

C’est au prix de grands efforts que je décolle ma main de mon ordiphone et que je me recentre un peu. Le problème des citadins en villégiature, c’est l’oisiveté. Seuls les imaginatifs où les affairés survivent. De la première catégorie, je me suis enfilé mes plus grosses tartines littéraires dans ce havre de paix. Sur un transat à l’ombre estivale, ou dans la bibliothèque un plaid sur les genoux. La Prisonnière : avalé en un jour intense !… Les journaux de Nabe, savourés sous le zénith revigorant d’un mois de juillet maussade. Et tant d’autres… Des nouvelles perdues, griffonnées dans la pénombre, des amorces de roman sans personnages, des ratures, des coups de sang, de la poésie ; à l’abri des yeux indiscrets ou blasés. Après dix ans de scribouillages, mes parents sont toujours persuadés que je trouve un quelconque intérêt au sot métier vivrier d’où je rédige ces fiches touristico-sujbectives. Leur entêtement à ne pas vouloir faire de moi un rentier me condamne à développer ma gamme de gris et de noirs… Heureusement que j’ai épousé une femme charmante pour y gribouiller du jaune et de l’orange !

Enfin… Saint-Jeoire… Joie nostalgique d’une enfance lumineuse et amusée. Bien qu’énorme, la baraque sauvegarda longtemps mon intimité pudique… La bourgade s’est agrandie de villas préfabriquées aux tuiles méditerranéennes… Au retour de temps plus inspirés, ces taudis seront rasés. L’ardoise alpine lavera son trône… Et le château de Saint-Jeoire ?… L’ancienne place-forte embellie domine sagement la ville morne… Les La Fléchère ont abandonné leur demeure de Beauregard… J’attends le retour des Ducs… Le temps passe. La maison sera probablement un champ de bataille notarial… Le déracinement… L’horreur.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s